♥ Mademoiselle Mo ♥

Coraline

June
17

Vous avez sans doute entendu parler de Coraline, ce dessin d’animation sorti depuis peu. Je suis allée le voir cet après-midi et j’ai a-do-réééééééé !

Coraline est adapté du conte noir pour adultes et enfants de Neil Gaiman qui a obtenu le prix Hugo du meilleur roman court en 2003.

Il nous raconte l’histoire de Coraline Jones, une fillette intrépide et douée d’une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n’ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien… mais où tout est différent. Dans cet autre monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son autre Mère est pleinement disponible, son autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la vraie vie, daigne s’entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d’élire domicile dans ce monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l’autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d’imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa vraie famille.

Le film d’animation est d’une grande qualité et je vous conseille d’aller le voir si vous pouvez. Les décors et les graphismes sont absolument sublimes et très bien travaillés. On se laisse véritablement aller dans cet univers plein de fantaisies et de surprises.

Coraline m’a un peu fait penser à Alice au Pays des Merveilles car le personnage rentre dans un monde parallèle suite à sa grande curiosité pour fuir la réalité, et se retrouve embarqué dans des histoires folles. Sa relation avec un certain chat est également importante et tout comme le chat d’Alice, celui de Coraline est assez mystérieux et disparaît à sa guise.

On peut y voir aussi un soupçon de Blanche-Neige avec la « seconde mère » qui devient en fait une marâtre et entretient avec sa « fille »  des liens assez spéciaux. Cette mère vous fera sans doute penser à Morticia vers la fin. L’aspect un peu gothique de cette œuvre ne passe pas inaperçu.

Vous y trouverez sans doute bien d’autres références et symboliques et c’est ce qui fait, entre autres, la richesse de ce conte.

Tout cela se passe dans un monde à la fois fantaisiste, merveilleux et un peu noir qui moi m’a rappelé le style de Tim Burton que j’affectionne tant. Il a beau ne pas avoir travaillé dessus, c’est assez frappant. Pour ceux qui ont aimé Edward aux mains d’argent ou Les noces funèbres, vous aimerez Coraline. C’est le même genre d’univers.

Par contre, j’ai vu que le film était autorisé pour les enfants à partir de 10 ans… Je trouve que c’est un peu jeune, moi j’aurais eu peur à cet âge là tout de même :p Surtout que bon…l’idée de se voir coudre des boutons sur les yeux est assez anxiogène!

Il s’agit là d’une métaphore qui se prête à de multiples interprétations. Etant donné que « les yeux sont les fenêtres de l’âme » et que les Romains disposaient, quant à eux, des pièces de monnaie sur les yeux des morts, c’est une manière de montrer, je pense, que dans cet autre monde où les gens ont des boutons à la place des yeux, leur vision des choses est altérée et qu’on ne peut pas lire en eux car ils sont « opaques » à tout sentiment véritable. Ce ne sont que des poupées dénuées d’âme humaine.

Un conseil : allez le voir !



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